Innovation de rupture, définition

L’innovation de rupture consiste en un changement de concept pour les clients. En général elle apporte aux clients des bénéfices radicalement supérieurs à un coût radicalement inférieur.

Définition de l'innovation de ruptureCe processus crée de nouvelles habitudes de consommation et d’usage, et de ce fait, bouleverse ou révolutionne un marché existant. Il aboutit à la création d’un nouveau marché radicalement différent et fait de son initiateur la référence à suivre.

L’exemple le plus connu est l’Iphone :

Il a bouleversé le marché du téléphone portable en changeant l’usage qui en est fait. Il est devenu la référence que les concurrents sont obligés d’imiter.

Cette innovation n’est pas obligatoirement technologique. On peut innover de manière disruptive en utilisant des technologies déjà existantes. Pour reprendre l’exemple de l’Iphone, lorsqu’il fut lancé sur le marché, aucune des technologies utilisées n’était nouvelle.

Pour éviter de confondre « rupture technologique » et « innovation de rupture », vous pouvez lire l’article : Innovation de rupture et rupture technologique

Des exemples concrets de réussites :

Vous pourrez trouver dans ce blog différents exemples concrets de sociétés ayant réussi à créer des innovations de rupture.  Ce processus n’est pas réservé au secteur des nouvelles technologies ou aux grandes sociétés.

Vous pourrez voir aussi:
« 10 façons de tuer une innovation de rupture »

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39 réflexions au sujet de « Innovation de rupture, définition »

  1. Monsieur,

    La définition de l’innovation de rupture par Clayton Christensen est la suivante:

    « An innovation that is disruptive allows a whole new population of consumers at the bottom of a market access to a product or service that was historically only accessible to consumers with a lot of money or a lot of skill. »

    Cette définition me semble trop orientée sur la technologie.

    Qu’en pensez-vous?

    Merci

    Thomas C

    1. Lorsqu’on lit Christensen, il est vrai qu’on peut avoir l’impression que sa définition d’innovation de rupture ne comprend que les ruptures technologiques. Cependant, lorsqu’on étudie mieux les exemples qu’il cite, on se rend compte que l’innovation de rupture s’étend à des ruptures où la technologie n’a joué que peu de rôle. Par exemple IKEA est une innovation de rupture dans le domaine de la distribution de mobilier. Elle n’a pas fait appel à des nouvelles technologies. D’ailleurs, il a introduit récemment le concept d’empowering innovation pour désigner les innovations de rupture : cette notion n’est pas nécessairement liée à une rupture technologique.

  2. Bonjour, M.Sarazin

    Je suis en 1er STMG, en fin d’année je dois présenter à l’oral mon sujet.

    Celui étant : de la rupture technologiques à l’innovation de rupture, opportunités ou menaces pour l’entreprise ?

    Pourriez vous me citer des cas d’entreprises qui n’ont pas réussi à s’adapter à celles-ci (hormis Kodak) ?

    Merci

    B.Morin

    1. IL y a de nombreux exemples d’entreprises qui n’ont pas réussi à s’adapter. Quelques exemples : les magasins Virgin Megastore et la musique en ligne, Polaroid et la photo numérique, AT&T et la voix sur IP, Nokia et les smartphones tactiles, Digital Equipment et le PC, Sun Microsystems et le logiciel, Palm Pilot et les smartphones, Blackberry et la nouvelle génération de smartphones, etc.

  3. Ping : Innovation et concurrence, dans les télécoms, l’exemple de l’arrivée de FREE. | #Concurrence #Innovation
  4. Monsieur Sarazin,

    Je souhaite savoir si le E-learning (plateformes) est une innovation de rupture? Si oui pourquoi pensez-vous que cela en constitue une?

    Par ailleurs, je me posais la question de savoir si l’innovation de rupture est synonyme d’innovation radicale. Pourriez-vous m’éclairer sur ce point ? Je vous remercie d’avance pour vos informations.

    1. L’e-learning est une innovation de rupture parce qu’elle offre une structure de coûts nettement inférieure à celle des formations en salle et elle permet de joindre plus de participants. A ce titre, les MOOC sont une innovation encore plus en rupture, puisqu’ils proposent un produit en général gratuit. La différence entre l’innovation radicale et l’innovation de rupture est la suivante : l’innovation radicale fait intervenir une innovation qui est changement radical pour l’entreprise, mais pas nécessairement pour les clients. Par exemple, lorsque Essilor utilise une nouvelle technologie pour fabriquer les verres de lunette plus vite et de manière plus efficace, c’est une innovation radicale. mais ce n’est sans doute pas une innovation majeure pour les clients. Par contre, passer les lunettes aux verres de contact, c’est une innovation de rupture : c’est une innovation majeure à la fois pour l’entreprise et les clients.

    1. Modifier le mix pour une innovation de rupture demande de revoir à la fois la proposition de valeur (c’est-à-dire la valeur apportée aux clients) et le modèle d’affaires (c’est-à-dire la manière dont l’entreprise produit, commercialise et génère un profit).

  5. Monsieur Sarazin,

    Je rédige aujourd’hui, pour clôturer mon école de commerce, un mémoire de fin d’études qui se concentre principalement sur l’innovation de rupture:
    L’innovation de rupture et l’innovation incrémentale dans l’aéronautique.

    Avez-vous des connaissances à ce sujet?

    J’ai lu votre définition ainsi que celle de M.Villon de Benveniste, ainsi que d’autres lectures, mais j’essaye de récolter un maximum d’informations, pour rédiger une partie théorique de 50 pages. Avez-vous des auteurs de références que je pourrai lire et citer? (Français comme Anglais)

    En vous remerciant

    Bonne journée

    1. Les ouvrages de référence sur l’innovation de rupture sont ceux de Clayton Christensen : « Le dilemme de l’innovateur » (The innovator’s dilemma) publié en 1997, et « La solution de l’innovateur » publié en 2003. Un autre livre à lire est « la stratégie de l’océan bleu » (Blue Ocean Strategy) de Kim et Mauborgne » paru en 2005. Mais il existe d’autres ouvrages intéressants qui expliquent des innovations de rupture qui ne rentrent pas dans la théorie de Christensen, notamment « big bang disruption » par Larry Downes et Paul Nunes en 2013 qui explique clairement la réussite de Uber, ou bien celui de Roberto Verganti qui paraitra en mars 2017 : « Overcrowded : desining meaningful products in a world awash with ideas ». Bonne lecture !

  6. Ping : Anonyme

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